Cette approche permet d’explorer plusieurs enjeux majeurs : mieux détecter des anomalies dans des données complexes grâce à la profondeur statistique, regrouper automatiquement des observations similaires (clustering), mais aussi mieux estimer les risques, par exemple des crues exceptionnelles, des krachs financiers ou des pics de pollution. Autant de problématiques où l’anticipation d’événements rares peut avoir des conséquences importantes en finance, en santé publique ou dans la gestion environnementale.
Mais lorsqu’on lui demande de choisir un objet emblématique de son travail, la réponse surprend par sa simplicité : une craie.
Dans le quotidien d’un mathématicien, cet outil reste incontournable. « Une grande partie de notre travail consiste à écrire des maths au tableau avec les collègues », explique-t-il. La craie devient alors le support d’échanges, de démonstrations et d’idées qui se construisent collectivement. Simple, robuste et toujours disponible, elle incarne aussi la dimension vivante des mathématiques : une discipline qui se partage, s’explique et se transmet, souvent… à même le tableau.