Tribune libre. Thierry Passeron : "Les maladies de peau : une révolution en marche !"

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Publié le 6 juillet 2026 Mis à jour le 20 juillet 2026
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le 6 juillet 2026

Dans une tribune publiée dans Nice Matin le 5 juillet 2026 dans le cadre du projet Science Azur, Thierry Passeron, enseignant- chercheur au sein du Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire (Université Côte d’Azur, Inserm), met en lumière les transformations profondes que connaît aujourd’hui la dermatologie. À travers un état des lieux scientifique et clinique, il insiste sur l’ampleur des progrès récents et leurs conséquences directes pour les patients.

Les maladies de peau concernent plus de 16 millions de personnes en France et restent encore trop souvent sous-estimées, malgré leur impact majeur sur la qualité de vie. Pour Thierry Passeron, la dermatologie vit actuellement « l’une des révolutions les plus rapides de toute la médecine », portée par une meilleure compréhension des mécanismes immunologiques, inflammatoires et génétiques.

Des traitements plus ciblés et mieux tolérés

Selon la tribune, les avancées scientifiques de la dernière décennie ont profondément modifié la prise en charge. Là où les traitements étaient autrefois peu spécifiques (corticoïdes, immunosuppresseurs), la tendance est désormais aux thérapies ciblées et à l’immunothérapie, agissant directement sur les voies biologiques impliquées dans les maladies.

Cette évolution est particulièrement marquante en cancérologie cutanée, où les chimiothérapies classiques sont progressivement remplacées par des approches plus précises et mieux tolérées.

Un enjeu d’accès aux soins

Au-delà des avancées scientifiques, la tribune insiste sur un point central : l’accès aux soins. Près d’un Français sur deux souffrant de problèmes cutanés renoncerait à consulter un dermatologue. Pour Thierry Passeron, l’enjeu est désormais de garantir que les innovations bénéficient rapidement aux patients, via un meilleur repérage, une formation renforcée des professionnels et une organisation des soins plus efficace.

Pour lire la Tribune 

Cette tribune a été produite dans le cadre du projet SCIENCE AZUR, labelisé Science Avec et Pour la Société (SAPS) par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Ce projet est co-porté par Université Côte d’Azur, l’Observatoire de la Côte d’Azur, le CNRS, l’INRAE, Inria, l’Inserm, l’IRD, Mines Paris PSL, et l’IMEV.