Pourquoi certaines espèces invasives réussissent-elles à coloniser de nouveaux environnements… alors que d’autres disparaissent rapidement ?

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Publié le 12 mai 2026 Mis à jour le 13 mai 2026
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le 12 mai 2026

À l’occasion de l'arrivée des beaux jours, zoom sur les travaux d'Eric Lombaert, chercheur INRAE dans l'équipe de Biologie des populations introduites à l'Institut Sophia Agrobiotech, étudie la biologie évolutive au service de la santé des plantes.

C’est la question au cœur du projet ANR GENLOADICS, qui explore l’évolution du « fardeau génétique » lors des invasions biologiques. Lorsqu’une espèce est introduite dans un nouvel environnement, seuls quelques individus sont généralement à l’origine de la population. Cette faible diversité génétique augmente les risques de consanguinité et l’apparition de maladies génétiques pouvant conduire à l’échec de l’invasion.

Mais dans certains cas, la sélection naturelle élimine progressivement les mutations délétères : un phénomène appelé « purge génétique ». Les populations deviennent alors plus résilientes… et parfois particulièrement envahissantes.

Pour mieux comprendre ces mécanismes, les chercheurs du projet étudient 10 espèces d’insectes invasifs grâce aux technologies de séquençage du génome. Parmi elles : le moustique tigre, la coccinelle asiatique ou encore la chrysomèle des racines du maïs.

Au-delà des invasions biologiques, ces recherches pourraient aussi aider à mieux comprendre les enjeux liés aux espèces menacées, à la conservation de la biodiversité ou encore à la consanguinité dans les espèces domestiquées.

Une enquête génétique fascinante pour mieux comprendre les mécanismes de l’évolution… et les secrets du succès de certaines espèces invasives.

Envie d’en savoir plus ? Découvrez le portrait d'Eric Lombaert