D’où partons-nous ?
- Pourquoi est-il crucial de prévenir les effets de l’ischémie, surtout lors d’une transplantation d’organe ? L’ischémie est un stress majeur dû à un ralentissement ou un arrêt de la circulation sanguine entrainant une diminution de l’apport en oxygène aux organes. L’ischémie est retrouvée dans des situations comme les accidents vasculaires cérébraux, les infarctus du myocarde, la chirurgie aortique et les transplantations d’organes. Si les cellules manquent d’oxygène trop longtemps, les organes peuvent défaillir, ce qui est particulièrement critique lors des transplantations. Pour limiter les effets de l’ischémie, il est possible de préparer l’organe à résister contre ce stress.
- Comment les médecins peuvent-ils préparer un organe contre l’ischémie ? Lors d’une transplantation, l’ischémie est inévitable mais anticipable car l’opération est planifiée. Malheureusement les praticiens sont en manque de traitement permettant de protéger efficacement de l’ischémie, notamment en raison de l’absence de cibles pharmacologiques bien identifiées.
- Des protéines impliquées dans l’ischémie ont été identifiées. Une étude au laboratoire de PhysioMédecine Moléculaire à Nice a permis l’identification de protéines impliquées dans l’ischémie des cellules rénales, et plus particulièrement la protéine SerRS (l’objet visualisé en 3D).
- Bonne nouvelle ! Le projet Kiri mené par Didier Pisani au laboratoire de PhysioMédecine Moléculaire et ses collaborateurs de l’Institut de Chimie de Nice a ainsi pour objectif développer des inhibiteurs, c’est-à-dire des molécules pour bloquer la protéine SerRS et évaluer leur capacité à protéger un rein lors d’une transplantation. Ils ont d’ores et déjà découvert que deux molécules, SFA et LS204, protègent avec efficacité les cellules rénales en l’absence d’oxygène. Il restera à évaluer leur efficacité chez l’homme. Ces molécules pourraient ainsi révolutionner les traitements préventifs contre l’ischémie, offrant de nouvelles solutions pour protéger les organes, notamment lors des transplantations.
A vous de jouer !
Qu'est-ce que l'ischémie ?- Un excès d'oxygène dans le sang
- Une inflammation des vaisseaux sanguins due à une infection.
- Un manque d'oxygène dans les cellules
- Réponse
-
Un manque d'oxygène dans les cellules ! L'ischémie est un manque d'oxygène dans les organes et donc les cellules. Elle peut être provoquée par des causes variées et peut entraîner des lésions cellulaires graves quand elle n’est pas prise en charge très rapidement.
- Elle peut être anticipée
- Elle est moins importante
- Elle dure moins longtemps
- Réponse
-
Elle peut être anticipée ! À La différence des accidents ischémiques comme les accidents vasculaires cérébraux et les infarctus du myocarde, dans le cas d’une transplantation on peut prévoir le moment où l’ischémie va avoir lieu.
- VRAI
- FAUX
- Réponse
-
VRAI ! La protéine SerRS a été identifiée comme responsable de certains effets néfastes dans l'ischémie des cellules rénales. Cette découverte a permis de développer de nouvelles molécules, notamment des inhibiteurs SFA, pour protéger les organes.
Quelles sont les molécules identifiées comme les plus prometteuses pour bloquer l'activité de la protéine serRS ?
- SFA et LS204
- DMSA et EDTA
- Vitamine C et Curcumin
- Réponse
-
SFA et LS204 ! Ces molécules ont été identifiées comme des inhibiteurs efficaces de l’activité SerRS délétère dans le cas de l’ischémie.
- Optimisation, identification de la molécule cible, synthèse et évaluation
- Identification de la molécule cible, synthèse et évaluation, optimisation
- Identification de la molécule cible, optimisation, synthèse et évaluation
- Réponse
-
Identification de la molécule cible, optimisation, synthèse et évaluation ! Il faut d’abord identifier une molécule cible, puis synthétiser un inhibiteur, évaluer son efficacité et enfin optimiser son activité.
L’interdisciplinarité est-elle bénéfique pour développer des projets de recherche ?
- Oui, elle permet de combiner les forces et les points de vue de plusieurs disciplines
- Oui, elle permet aux chercheurs de travailler avec leurs copains
- Non, elle disperse la concentration des chercheurs
- Réponse
-
Oui, elle permet de combiner les forces et les points de vue de plusieurs disciplines ! Dans le cas du projet Kiri, une collaboration privilégiée s’est faite entre biologistes et chimistes. Les chimistes permettent la synthèse de nombreuses molécules inhibitrices qui seront ensuite testées pour leur activité et ainsi sélectionnées par les biologistes.
Plongez dans le projet KIRI pour en savoir plus et découvrez le portrait de Pisiani Didier à l'origine du projet !
Donnez votre avis sur cette balade et participez à notre tombola ! Qui sait, vous serez peut-être l’un de nos heureux gagnants !