Vous venez de voir une représentation 3D du mécanisme des séismes le long de la côte ouest de l’Amérique du Sud. Sur cette représentation, vous voyez également des terrasses marines, qui, telles des marches d’escalier, sont le résultat des grands séismes de subduction. Datant jusqu’au dernier million d’années, ces formations géologiques offrent des indices essentiels sur l’activité sismique passée.
Sur laquelle des 2 images suivantes voit-on des terrasses marines ?
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D’où partons-nous ?
- Pourquoi les grands séismes de subduction sont-ils si destructeurs ?
Les grands séismes de subduction se produisent au contact entre deux plaques tectoniques qui passent l’une en-dessous de l’autre : c’est le frottement entre ces deux plaques qui cause le « tremblement de terre ». Ces séismes sont particulièrement destructeurs et meurtriers puisqu’ils se produisent juste en-dessous de zones côtières souvent densément peuplées, et sont par conséquent la source de risques très élevés dans ces régions. Parmi elles, la côte ouest de l’Amérique du Sud, située au-dessus de la plus longue et la plus active zone de subduction au monde. - Comment la magnitude d’un séisme est-elle déterminée ?
La magnitude d’un séisme dépend de la taille de la zone de la faille qui va rompre lors du séisme. La taille de la zone de rupture dépend de la présence de zones dites « barrières », qui peuvent stopper sa propagation latérale et donc limiter la magnitude du séisme. Si l’on détermine la localisation de ces zones barrières, on aura une idée de la magnitude potentielle d’un futur séisme, surtout si ces zones barrières sont stables au cours du temps. - Comment savoir si une zone risque d’être encore active sismiquement ?
Les zones où l’on trouve des terrasses marines sont des zones de la côte ayant été sismiquement actives au cours du dernier million d’années. On peut ensuite comparer ces zones avec celles identifiées par les mesures GPS comme se déformant actuellement, et avec les zones de ruptures des grands séismes historiques. Cela permet de mettre en évidence quels segments sont susceptibles de se rompre de façon répétée, et lesquels ne devraient pas produire d’évènement significatif. Mais surtout, il est possible d’identifier ces zones barrières qui vont inhiber la rupture sismique et donc avoir un impact sur la magnitude d’un séisme ! - Bonne nouvelle ! Le projet ANR MARACAS se concentre sur la partie nord de cette zone de subduction, de l’Équateur jusqu’au nord du Pérou, où la plaque océanique « Nazca » passe sous la plaque continentale « Amérique du Sud ». Bien qu’il soit toujours impossible de prédire quand aura lieu le prochain séisme, on est toutefois capable d’identifier les zones où le risque qu’un tel séisme se produise est le plus important, et d’en estimer la magnitude potentielle.
A vous de jouer !
Lorsqu’une plaque tectonique passe sous une autre, à quel type de séisme sommes-nous confrontés ?- Un séisme de subduction
- Un séisme de glissage
- Un séisme d’enfoncement
- Réponse
-
Un séisme de subduction !
- Sa durée
- Sa puissance
- Son type
- Réponse
-
Sa puissance !
- Des zones frontières
- Des zones boucliers
- Des zones barrières
- Réponse
-
Des zones barrières ! En stoppant la progression latérale de la zone de faille qui rompt lors d’un séisme, les zones barrières en limitent la magnitude.
Sur laquelle des 2 images suivantes voit-on des terrasses marines ?
Image A
Image B
- Réponse
-
Image B. Bravo, vous avez reconnu les terrasses marines de l’île de la Plata, en Équateur !
- Cette zone a été sismiquement active au cours du dernier million d’années
- Cette zone a subi un effondrement récent
- On ne peut rien en conclure
- Réponse
-
Cette zone a été sismiquement active au cours du dernier million d’années !
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